.o Se déplacer o.
Syracuse bénéficie d'un réseau de transport très moderne.
Sur terre, oubliés les bus et les chauffeurs ronchons, ce sont des tramways contrôlés à distance qui vous escorteront là où vous le souhaitez. Abri-bus est un grand mot pour parler des arrêts des trams. Il se composent souvent en tout et pour tout d'une borne d'achat ovoïde anthracite et d'une immense flèche d'inox qui élance une pique vers le ciel. Tout au sommet, près de la pointe, une banderole circulaire fait défiler le nom de l'arrêt en lettres de lumière sur fond noir.
La ligne des véhicule est épurée et leur carrosserie n'est qu'un immense écran plasma qui diffuse des publicités visuelles.
À l'intérieur, point de composteur : la validation de la carte se fait à votre passage de la "porte". N'imaginez même pas frauder : il est impossible de pénétrer dans le tram sans titre valide. En effet, à votre approche, une cellule de reconnaissance vérifie que vous en avez bien un. Si ce n'est pas le cas, se matérialise une membrane souple et translucide, un peu comme un film plastique non étirable, vous interdisant l'accès du wagon. Une fois dedans, des écrans lumineux vous indiquent les arrêts qu'une voix électronique adoucie numériquement rappellera aux somnolents. S'agissant de lignes omnibus qui font halte à tous les arrêts, il n'y a pas de bouton de demande de stop.
Sous terre, même chose : les différentes lignes de métro desservent l'ensemble de Syracuse. Les arrêts souterrains sont plus espacés qu'à la surface. Moins hauts que leurs homologues, les véhicules souterrains sont plus trapus, mais tout aussi bariolés que leurs frères : vous n'échapperez pas aux affres de la société de consommation, même là.